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Colloque sur l’aniconisme dans l’art religieux byzantin, Musée d’Art et d’Histoire de Genève/Université de Genève

Ce colloque, organisé à l’initiative de l’Association Hagia Kyriaki mais sans mise à contribution de ses ressources, vouées exclusivement au projet de restauration, aura lieu après la reprise des cours au début du semestre d’automne, soit les 1er- 4 octobre 2009, date retenue pour tenir compte des diverses dates de rentrée dans les universités où enseignent certains intervenants, et pour pouvoir toucher un public varié, comprenant des étudiants.

Voici, pour présenter la problématique scientifique du colloque, le texte qui accompagne l’invitation à y participer et à présenter une communication, invitation adressée par les organisateurs à des spécialistes et chercheurs reconnus représentant les divers domaines pertinents pour l’étude de ce thème :
L’aniconisme dans l’art religieux byzantin

Avec les images, et en particulier l’icône portative, la meilleure réussite de l’art de Byzance fut sans doute le cycle iconographique de peintures ou de mosaïques murales qui, s’adaptant à l’architecture de l’église cruciforme à coupole, fit de cette dernière un microcosme du royaume divin, peuplé de saintes figures célébrant la liturgie céleste. Il existait, cependant, un autre art byzantin, de représentations aniconiques ou séculières : motifs géométriques et végétaux ; animaux et oiseaux ; personnes et activités quotidiennes. Cet art décorait non seulement les espaces et les ustensiles dits profanes, mais aussi, souvent, l’encadrement de l’espace sacré. Certaines églises, même, en Cappadoce et sur l’île de Naxos, se font remarquer par une absence totale de figures humaines dans leur peinture murale. Partant d’un projet de restaurer l’église naxiote la plus énigmatique, celle de Hagia Kyriaki, ce colloque veut placer les programmes décoratifs sans figures humaines dans le contexte d’une enquête plus large sur le phénomène de l’aniconisme religieux. Est-ce que les églises en question datent de l’époque iconoclaste (8e -9e s.), ou lui sont-elles postérieures, comme on l’a récemment soutenu ? Dans ce dernier cas, quelle signification attribuer au fait qu’elles évitent le type de décoration qui est la règle depuis le Triomphe de l’Orthodoxie sur l’iconoclasme en 843? De fait, que sait-on sur le décor des églises peintes par les iconoclastes ou à l’époque où leur doctrine était dominante? Les motifs aniconiques sont-ils purement décoratifs, ou conservent-ils de l’époque paléochrétienne une valeur symbolique, fonctionnant ainsi comme des images indirectes? Que signifie, à l’époque post-iconoclaste, le choix d’une représentation religieuse autre qu’une icône? Et pourquoi les églises sans icônes sont-elles localisées dans certaines régions? Un réexamen des données textuelles peut-il pallier les lacunes de la documentation archéologique ? Enfin, le choix de Genève pour la tenue du colloque apporte-t-il des suggestions particulières, selon la mesure dans laquelle la Réforme du début de l’époque moderne pourrait faire écho à la réforme iconoclaste et à l’échec de celle-ci ?

Pour des raisons pratiques, le colloque aura lieu à Genève, les organisateurs étant rattachés à des institutions de cette ville ; nous pourrons ainsi disposer de locaux du Musée d’art et d’histoire et de l’Université, et réaliser, dans les salles byzantines du MAHG qui possède les plus importantes collections de Suisse dans le domaine byzantin, une présentation des monnaies de la période de l’iconoclasme et une présentation des sceaux de la même époque.

L’organisation du colloque en sessions vise à permettre avant tout pendant la journée un travail scientifique fructueux, en privilégiant des communications brèves, sur des sujets bien délimités, avec un temps de discussion suffisant. En principe, 30 minutes par communication (20 minutes de présentation et 10 minutes de discussion) sont prévues. Le colloque sera ouvert au public et tout particulièrement aux étudiants, et il comprendra des conférences publiques en début de soirée, destinées à une large audience. Le programme définitif est en cours de mise au point, mais, sous réserve d’aménagements dictés par la disponibilité des intervenants, il devrait suivre le schéma suivant :

-Jeudi 1er octobre 2009 :
Arrivée et accueil des participants,
Conférence publique inaugurale en début de soirée (18h.30).

-Vendredi 2 octobre (jour le plus favorable à la participation des étudiants) :
Session de communications du matin, 6 communications/discussions, à l’Université.
Repas à la cafétéria d’Uni-Mail ou Uni-Dufour.
Session de l’après-midi, 5 communications/discussions, à l’Université.
Conférence publique en début de soirée.
Les thèmes abordés dans cette première journée devraient privilégier l’étude des sources textuelles et les questions générales de méthode et de terminologie ; en fin d’après-midi, des communications sur le rétablissement de la vénération des images préparent l’enchaînement avec la conférence publique du soir, consacrée au sujet des images et de l’orthodoxie.

- Samedi 3 octobre :
Session de communications du matin, 6 communications et discussions, au Musée, privilégiant la documentation archéologique, les sites et monuments aniconiques.
Repas de midi.
Session de l’après-midi : conclusions sur la partie historique et présentation des collections du Musée.
La soirée comprendra une session consacrée spécifiquement aux problèmes de restauration, sous la forme d’une table ronde ; elle devrait avoir lieu à Carouge, auprès de la Fondation Flux, et se poursuivre par un spectacle.

- Dimanche 4 octobre :
- Excursion sur un ou des monuments restaurés par Eric Favre-Bulle, présentation et discussions sur le terrain.


Les organisateurs, Matteo Campagnolo et Marielle Martiniani-Reber, conservateurs au Musée d’Art et d’Histoire de Genève, Paul Magdalino, professeur à l’Université de Saint Andrews, et André-Louis Rey, chargé d’enseignement à l’Université de Genève, peuvent d’ores et déjà remercier pour leur généreux soutien l’Université de Genève et le Fonds national suisse, ainsi que les intervenants invités, dont la réponse unanime et enthousiaste a prouvé, si besoin était, l’opportunité de la tenue de ce colloque.






Livres en possession des AGS

Dialogues au Monastère, par Constantin Tsatsas, ed. Belles Lettres, Paris 1976.

Le Tourisme en Grèce, texte et photos de Fred Boissonnas, ed. Paul Trembley, Genève 1930.

Le Palais Eynard , par Paul Eynard, ed. Slatkine, 1986. ( dédicacé aux AGS par l’auteur).

Mille Ans de présence suisse en Grèce, par Hellmut Baumann, tiré à part de « Versailles » no 39 et no 40, + version allemande de 1973.

Bibliothèque Historique Vaudoise + Cahiers d’Archéologie Romande, par Colin Martin, no 100, Lausanne 1990.

Orthodoxie und Oekumene, par Damaskinos Papandreou, Verlag W. Kohlhammer, Stuttgart ,1986.

H HXO l’écho du foyer hellénique, no 20 , Lausanne ,Novembre 1990.

Amitiés Greco-suisses de Lausanne, Plaquette commémorative 1919-1979, texte de H.Robert von der Muhll, fascicule dédicacé à Etienne Vallotton.

Textes choisis, tomes 1,2,3 , par Pierre de Coubertin, + Pierre de Coubertin, sa vie par l’image, par G. de Navacelle, ed. Weidmann, Zurich, 1986. ( dédicacé aux AGS par Raymond Gafner en 1989.)

Catalogue du fonds Samuel Baud-Bovy, rédigé par Lambros Liavas, Conservatoire de Musique de Genève, Genève 1989

Mousiki katagrafi styn Kryty 1953-1954, iliko apo tyn ethnomousikologiky ereuva tou Samuel Baud-Bovy, édition sonore par Lampros Liavas , tomos A et tomos B avec 2 CD. Offerts aux Ags par : le comité du Colloque scientifique organisé par l’Unité de grec moderne de la Faculté des lettres de l’Université de Genève, 24-25 novembre 2006

Chansons populaires de Crète occidentale , par Samuel Baud-Bovy, archives musicales de folklore de Madame Merlier, éd. Minkoff Genève 1972, avec 1 disque noir ( offert par Jeanne Michaud aux AGS).

Vestiges de la Grèce antique dans leurs cadre naturel, 1. L'Attique et les îles, par Maria Beloyanni, éd.Rossolis Bussigny 2006

A disposition des membres, s'adresser à Raymonde GIOVANNA, giovrm@bluewin.ch



Nouveaux livres parus ou traduits:

ATHANASE CHIMONAS, "MAUVAIS GREC"
ROMAN TRADUIT DU GREC PAR MICHEL VOLKOVITCH,
EDITIONS ALTEREDIT, COLLECTIONS "AILLEURS EST ICI" 2004, 178 PAGES


DEMOSTHENE KOURTOVIK, "LA NOSTALGIE DES DRAGONS"
ROMAN TRADUIT DU GREC PAR CAROLINE NICOLAS,
EDITIONS ACTES SUD, 2005, 399 PAGES


NIKOS PANAYOTOPOULOS, "LE GENE DU DOUTE"
ROMAN TRADUIT DU GREC PAR GILLES DECORVET
EDITIONS GALLIMARD, COLLECTION "DU MONDE ENTIER" 2004, 202 PAGES


TAKIS THEODOROPOULOS, "LE ROMAN DE XENOPHON"
ROMAN TRADUIT DU GREC PAR MICHEL GRODENT,
SABINE WESPIESER EDITEUR, 2005, 300 PAGES